jeudi 20 mars 2014

"Babakundé" d'Annelise Heurtier ; Ill. Mariona Cabassa - Casterman


Babakundé est l'homme le plus puissant de la tribu et c'est bien connu, les richissimes sont tellement occupés à veiller sur leurs biens qu'ils perdent leur temps à les gagner. Bien sûr, Babakundé fait distribuer ses "restes" aux villageois mais quand la mort vient prendre l'un  d'entre eux, forcément trop affairé, il ne peut assister aux funérailles. Bien sûr il accompagne ses regrets d'un cadeau parfaitement inutile et pour consoler les pauvres bougres leur assène chaque fois : "Il n'y a qu'un jour, demain le soleil brillera !" Mais la mort s'en vient chercher son épouse et... les villageois ne se déplacent pas et se contentent d'envoyer des cadeaux en précisant à Babakundé : "il n'y a qu'un jour...". Babakundé a beau verser des larmes en abondance, il est seul ! Apercevant les paysans s'avancer au loin, un sage murmure alors : "L'argent est bon, Babakundé, mais l'homme sera toujours meilleur, car il répond quand on l'appelle".
Un conte africain qui peut faire mouche où que l'on soit, où que l'on vive. Mais c'est le rôle des contes, n'est-ce-pas ?
Très belle iconographie.
Simone

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